AMÉNAGEMENT DE LA FRICHE DESGENÉTAIS
BOLBEC [76]

Dialogue compétitif en 2 phases 2021 / Surface du secteur d'étude 13 ha / Maître d'ouvrage Communauté d'Agglomération Caux Vallée de Seine + Ville de Bolbece / Architecte - ubaniste mandataire QUINTET / Paysagiste TOPO / BET VRD BERIM

Bolbec a été pendant des siècles un haut lieu du textile - tissage et impression. La friche Desgenétais de plus de 13 héctares témoigne de cette histoire encore récente (fermeture des usines 1986) et son son emprinte sur le territoire. La ville doit à présent repenser ce site indistriel, le reconvertir et le diversifier, et l'intégrer comme un nouveau quartier.
La communauté d'agglomération Caux Seine Agglo et la ville de Bolbec ont lancé un dialogue compétitif scusceptible de faire emmerger un projet autour d'une programmation concertée. La programmation arretée comportait la création d’une cinquantaine de logement, d’un musée et d’une école de la création en lien avec l’activité industrielle passée, et d’un pôle d’activités et de services.
Une problématique spécifique liée à une rivière souterraine et à sa réouverture était posée. Les autres questions tournaient autour de l’importance des espaces bâtis à transformer, l’étendue des réhabilitations / démolitions à envisager, les nouvelles articulations urbaines à trouver avec la ville, la capacité des nouveaux espaces public à structurer l’espace et accueillir de nouveaux usages.
Le caractère patrimonial des bâtiments existants, et le poids symbolique des usines dans l’imaginaire des bolbécais formait la trame de fond de l’étude. Chaque bâtiment a ainsi fait l’objet de propositions architecturales de transformation et de fiches actions.

Notre proposition, classée deuxième, était porteuse d’une vision à la fois réaliste, pragmatique, mais aussi ambitieuse en termes de renouvellement d’image et d’attractivité pour la ville. Elle s’appuyait sur une recomposition urbaine respectueuse du patrimoine bâti, une proposition paysagère à l’échelle du site, et une proposition architecturale respectueuse de l’environnement privilégiant l’utilisation du bois et le recyclage des matériaux du site. Elle s’inscrivait dans une démarche très économe, axée sur la valorisation du « déjà-là », la sobriété des interventions, et l’idée que l’économie de moyens pour ce type de projet était à la fois nécessaire du point de vue économique et vertueuse du point de vue environnemental. Le projet proposait notamment :
- de cibler les déconstructions sur les points stratégiques du point de vue urbain et paysager,
- de réhabiliter les constructions emblématiques du site, quitte à proposer des surfaces excédentaires,
- de concentrer les investissements sur les constructions neuves à des ouvrages « signaux » en bois, marquant symboliquement le renouveau du site à l’échelle du grand paysage et de la ville : une passerelle publique surplombant les toits de l'ancienne usine et une tour d'observation, lieu d'interprétation du site et de son histoire.